vendredi 19 avril 2013

Antimonarchiques

L’été est de retour et avec lui, les grèves et les manifestations. Dimanche dernier, plusieurs milliers d’Espagnols se sont rassemblés pour appeler à l’avènement de la Troisième République. Ils sont de plus en plus nombreux à ne plus faire confiance à la famille royale, tout particulièrement après une série de révélations et de scandales. Ce qui est censé représenter la plus haute autorité de l’Espagne s’avère être au même niveau que la classe politique, en grande partie corrompue. Quelle légitimité pour une famille qui est au pouvoir grâce à son sang et qui ne satisfait pas ses ouailles ? Dimanche, le drapeau rouge-jaune-violet a flotté sur la rue, le drapeau de la IIe République. 



Sources photos : Teinteresa.es - Espacio-alternativo-sierra-madrid.blogspot.com

dimanche 7 avril 2013

Y'a-t-il un printemps ?

... ou le ciel restera-t-il voilé encore longtemps ?


dimanche 17 mars 2013

Jour férié

En l'honneur de Saint Joseph, ce lundi est jour férié.
Vous me direz : mais, c'est mardi la Saint Joseph !
Oh oui mais ici, ils ont pas trop envie qu'on prenne 4 jours de vacances, alors on fête Joseph à la saint Cyrille.

Bonne fête Joseph ! ;)

samedi 16 mars 2013

#16M

Les manifestations continuent. Elles sont moins impressionnantes qu'en septembre et novembre mais les Espagnols ont toujours de la voix et des slogans à clamer.






mardi 12 mars 2013

Nos plantes

Un peu de légèreté en ces temps frileux pour vous, printaniers pour nous ;).


Voici Alba (en haut, à côté de la petite bonne-femme) et Cebolla (en bas). Alba, basilic élégante, est une adolescente parfumée dont nous coupons les feuilles de temps en temps pour donner du goût à nos repas. Elle fait partie de la famille depuis déjà quelques mois. Elle était alors petite et touffue. Elle est maintenant mince et élancée. Cebolla vient juste d'être empotée dans une jolie boite de Nesquik. Destinée à la consommation, elle a donné tout ce qu'elle avait pour germer. Émus par ses efforts, nous (= Cesare) avons décidé de lui donner sa chance : la voila fière, aux côtés d'Alba et prenant le soleil de mars.

Si vous n'avez pas suivi l'actualité de ces derniers jours, vous avez sans doute raté le discours éminemment politique de la perruche la plus célèbre de Madrid. En voici un extrait :


Sur ce, bons flocons mes papillons !

jeudi 28 février 2013

Résistance agricole

Un petit tour du côté de l'Andalousie : des ouvriers agricoles occupent depuis un an la finca (ferme) de Somonte pour protester contre le système "féodal" de répartition des terres. Sur ce sol rude et aride, le chômage explose, les ouvriers agricoles n'ont plus de travail, beaucoup s'en vont. Mais certains résistent. Reportage à lire sur Basta Mag : lien direct.

La terre 'pour' ceux qui la travaillent
Source : http://desinformemonos.org/2012/05/somonte-la-tierra-es-para-quien-la-trabaja/

mercredi 13 février 2013

Effets de crise

Le pouvoir populaire et la voix de la rue se font entendre tout en haut. Hier, le parti au pouvoir (PP pour Partido Popular) a accepté de débattre au Parlement d'une loi empêchant les expulsions. Ils sont nombreux, ceux qui ont dû hypothéquer leur maison, leur chez-eux, payé à crédit dans des temps plus prospères... Ceux qui n'avaient pas vu venir la crise, cette plaie.

Ceux-là ont improvisé un squat en plein Madrid, pour protester contre les expulsions
(Cliquez pour agrandir)


Ce fait d'actualité (pour en savoir plus, blog L'Espagne désenchantée) me permet de vous parler de la situation de l'Espagne, vue de l'intérieur. Je parle parfois avec les Espagnols que je rencontre de leur situation professionnelle. Beaucoup sont dans des conditions incertaines et se demandent combien de temps cela va durer. 

Monica travaille dans la filiale espagnole d'une chaîne de supermarchés française, en tant que cadre. Elle est en contrat à durée déterminée. Dans quelques mois, celui-ci se termine, elle n'est absolument pas sûre qu'ils la reprennent. Pour elle, certes il y a crise, mais les entreprises en profitent pour agir à leur guise avec leurs employés. Elle m'informe d'un fait marquant dans son entreprise : la baisse de la consommation des biens de première nécessité. Les Espagnols en sont à un point de pauvreté où ils sont contraints de restreindre leur budget nourriture.

Maria, elle, est professeur d'anglais. Mais elle ne trouve pas d'emploi et pour gagner sa vie elle donne des cours particuliers par ci par là...

Il y a aussi cette Espagnole rencontrée à Barcelone qui, après s'être mariée avec son amie Hispanoaméricaine va s'envoler pour l'Amérique Latine où une nouvelle vie et surtout un emploi les y attendent. Il paraît que là-bas, certains pays facilitent le retour de leurs ressortissants. Le mouvement migratoire s'inverse, pour des raisons économiques.

Souvent, je me promène le long du Manzanares, en pleine après-midi. Je suis surprise de voir le monde qu'on y trouve, en pleine semaine. Sont-ils là, les 25% de jeunes au chômage ?