Pour vous faire patienter, mes chers lecteurs, voici un poème que j'ai découvert dans l'exposition "Bohèmes" qui a lieu en ce moment, au Grand Palais, à Paris.
La longue route
Nous avons pris une route dans la nuit
Sans savoir où elle pouvait nous mener.
Laissant derrière nous un grand pays
Nous avons commencé notre parcours de peine
Sans savoir où elle pouvait nous mener.
Laissant derrière nous un grand pays
Nous avons commencé notre parcours de peine
Nous nous sommes égarés sur des sentiers
portant nos lourdes charges.
Nous avons enterré nos morts le long de la route ;
dans les forêts nos pères ont vieilli.
portant nos lourdes charges.
Nous avons enterré nos morts le long de la route ;
dans les forêts nos pères ont vieilli.
Au milieu de l’endroit le plus sombre
nous nous sommes posés pour souffler,
arrêtés pour reprendre nos esprits
assis là, nous nous sommes endormis.
nous nous sommes posés pour souffler,
arrêtés pour reprendre nos esprits
assis là, nous nous sommes endormis.
Ni pain à manger ni eau à boire
aucune croûte n’a pénétré nos bouches.
Au petit matin nous nous sommes relevés
aucune croûte n’a pénétré nos bouches.
Au petit matin nous nous sommes relevés
pour reprendre la longue route
Saban Iliaz, poète macédonien
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire